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| Les Interviews |
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L’explosion des sens
Caro a 40 ans et habite Angers. Elle a commencé les bêtises très jeune, plutôt avec les femmes, mais les hommes ont vite suivi… |
Piste 1
C’est avec les femmes que tu as découvert ta sexualité…
Oui, avec mon amie Virginie, une très jolie brune aux yeux bleus. J’étais très curieuse, elle était très réceptive. On se retrouvait chaque été en vacances. On a passé ensemble des après-midi très coquins. Longs baisers langoureux, doigts baladeurs… Virginie était très sauvage, moi très entreprenante… et j’avais très envie. C’était dans la maison de mes grands-parents, il y avait une caravane au bout du jardin. On a fait le ménage et on s’est fait une garçonnière… mais sans garçons.
C’était l’endroit idéal…
Il n’y a pas eu que la caravane. Les étés sont doux en Champagne-Ardenne et il y a de grands champs de blé… J’en ai profité d’abord avec Virginie, puis, le troisième été, avec elle et des garçons. On était deux filles et trois garçons. On a été dépucelées toutes les deux le même jour. Le troisième larron nous regardait, un peu en retrait. Je me suis occupée de lui plus tard. Cette bande de copains, on les retrouvait tous les jours à la piscine. Dans le bassin, le mélange des corps pouvait se faire facilement. Il y avait un très beau maître nageur, que j’ai croustillé l’année d’après, sur le carrelage de la douche…
Piste 2
Tu revois toujours Virginie ?
Oui, mais on est moins fusionnelles qu’avant. Le libertinage, ce n’est pas son truc. Elle connaît ma vie, elle est soufflée par ce que je fais.
Puis tu as rencontré un homme…
Philippe, avec qui je suis restée quatre ans. Une relation normale. Je m’embêtais un peu, mais j’ai eu la chance de revoir un ami d’enfance avec qui je montais dans un centre équestre, il avait huit ans de plus que moi. En le retrouvant j’ai vécu mes fantasmes de petite fille. Je n’avais pas oublié ses beaux yeux bleus. On faisait des choses cachées, très agréables.
Tu es cavalière. Une écurie, c’est un lieu de fantasmes ?
C’est un lieu d’images. Avec Philippe, je me souviens d’un terrain de concours dans le box d’une jument. Il était en train de me prendre, j’étais debout, les gens passaient devant la porte du box, je pouvais leur parler pendant qu’il était en train de m’enfiler.
Puis tu as rencontré l’homme qui est devenu ton mari…
On a vécu quinze ans ensemble, dans le monde du libertinage. Il avait eu des expériences libertines, il m’en a parlé. Comme je suis très curieuse et friande, ça ne m’a pas choquée. Un soir il m’a dit : On monte à Paris ce soir, j’ai dit oui.
Piste 3
Le projet de monter à Paris, il te l’a vendu comment ?
Il connaissait mes coquineries avec Virginie, puis avec Sophie, et il m’a vendu le côté féminin. Mais les hommes ne me font pas peur et on a eu cette soirée au Chris et Manu. Au restaurant, à côté de nous, il y avait un couple sympathique. La femme était très belle, une vingtaine d’années de plus que moi, l’homme a été très gentleman. On est descendu vers les coins câlins. Cette première soirée, il n’y a pas eu d’échange de partenaires. Ça a été du mélangisme. J’ai profité de la femme à satiété et j’ai sucé son mari, elle a fait de même avec le mien. Ensuite on a fait l’amour avec nos partenaires respectifs tout en continuant à se caresser. Rien n’a été dépassé, tout a été dans la douceur. Quand ça se passe bien, il y a un parfum d’éternel.
Ton mari devait être impressionné de te voir…
Je pense. D’autant que son ex ne voulait pas jouer. Quand un homme peut trouver une femme joueuse, qui a envie de partager des fantasmes, c’est du plaisir pour les deux partenaires.
Je te vois bien jouer la chienne pour exciter ton homme… Tu as dû t’amuser avec elle de façon à le rendre fou…
C’est ça, le jeu… faire monter la mayonnaise. Ne pas perdre le contact avec mon chéri, le regarder lorsque ma langue vient suçoter le clito de ma partenaire, avec l’air de lui dire : Tu vois, c’est ma bouche qui est sur sa chatte, pas la tienne.
Les deux hommes vous ont laissées faire et vous ont regardées ?
Au début, oui. Puis on a senti des mains sur nos corps. Nos bouches se sont séparées pour aller se poser sur des verges érigées pour nous. Ce couple, on l’a revu en soirée privée dans la région parisienne. On a passé quelques week-ends ensemble. On a franchi le cap de l’échangisme. Un jour, son homme m’a attrapée…
Quand tu as vu ton homme avec cette jolie brune, qu’est-ce que ça t’a fait ?
On se demande toujours où sont les limites. Si j’avais été trop jalouse, ça ne m’aurait pas excitée. Ce qui est excitant, c’est d’avoir les détails croustillants en sortant. Dire que l’homme m’a agrippée par les hanches, m’a pénétrée férocement, et de voir la douceur avec laquelle il a pris son épouse. C’est le choc des images… On a dormi là-bas, on est rentrés le lendemain après un petit déjeuner et on a eu une fin d’après-midi crapuleuse.
Piste 4
Il y a des fantasmes qui te font partir facilement ?
Les fantasmes de pluralité masculine. Six, sept, huit… Les boîtes à trous où les hommes se succèdent. On a toutes les queues pour nous. Tu en essores une et tu peux en prendre une autre. Pendant que je les suce, mon homme me prend par-derrière.
Ton ex-mari t’a fait découvrir des choses que tu ignorais ?
La pluralité masculine et la double pénétration, toujours avec lui derrière. J’étais libérée, il m’a fait devenir libertine.
Tu regardes des films porno ?
Oui, avec mon nouveau partenaire.
Tu m’as parlé de la double vaginale. Techniquement, ce n’est pas évident…
Quand on en a envie, c’est facile. C’est un plaisir inouï. Une double vaginale et une verge ou plusieurs à sucer en même temps, c’est une belle offrande.
C’est ton ex qui t’a fait découvrir que tu étais femme fontaine ?
Non, c’est mon magicien actuel, il y a quatre ans. Mon ex-mari l’avait trouvé sur un site de rencontre. On a fait quatre ou cinq trios avec lui, je me souviendrai toujours de la première fois où j’ai eu l’impression que la chaleur de ses mains, de ses très grandes mains, était aussi pénétrante que son sexe lui-même. Une osmose. Je n’ai pas quitté mon ex-mari à cause de lui ou pour lui. Je l’ai quitté parce que je devais le faire, mais lorsque j’ai eu envie de me ressentir femme, c’est vers cet homme que je me suis tournée tout naturellement.
Tu es très amoureuse… et ça t’empêche d’avoir d’autres rencontres avec des hommes.
Oui, le libertinage n’est pas vraiment entré dans notre couple. Mes relations avec des femmes ne le dérangent pas, au contraire, il m’a vue avec Violette plusieurs fois et c’est un plaisir.
Piste 5
Il est observateur de vos coquineries…
Il y a beaucoup de mots, beaucoup d’images que j’ai envie de lui donner… J’ai envie de partager plein de sensations à la vitesse de chacun, sans nous griller. C’est un magicien extraordinaire, il faut que le moment soit propice. Avec Violette on en parle souvent, on l’a déjà attrapé une fois, on le rattrapera à nouveau…
Violette est ton amante, tu l’as initiée…
C’est une très jolie connivence. Quand je raconte à mon homme un après-midi avec Violette, c’est hyper-excitant. Je craque complètement, j’ai hyper-envie, envie que nos envies se mélangent et là c’est explosif… et dégoulinant.
Aujourd’hui, vous n’êtes pas prêts à partager avec un autre homme…
Je ne veux pas le faire s’il n’en a pas envie. J’ai des amis échangistes que je connais depuis dix ans, que je côtoie maintenant en tout bien tout honneur… sauf les dames, bien sûr, dont je ne saurais me passer. Je n’ai pas envie de griller mon couple. Nous sommes sur un nouveau registre. Il faut construire, apprendre à se connaître, comprendre ce que l’autre peut vivre dans le plaisir et l’excitation et pas dans la frustration. Si on n’est que dans le plaisir, c’est l’orgasme assuré, l’explosion des sens.
Tu as d’autres femmes dans ta vie, à part Violette ?
J’ai des avances d’une très jolie femme de vingt ans, cavalière aussi. En regardant des photos, on a parlé de nos amours, de notre intimité. Elle savait que j’avais fait des photos avec Violette. Elle m’appelle très souvent. Je vais peut-être craquer. Elle a un très joli corps, ça risque d’être torride.
Tu savais que les femmes pouvaient être fontaines ou tu l’as découvert lorsque tu l’es devenue ?
Je le savais, mais je l’ai surtout découvert avec Violette. Je me souviendrai toujours de la première fois où je l’ai sucée. Après l’avoir fait d’une façon standard, je lui ai demandé de venir mettre son sexe au-dessus de ma bouche. Il était très ouvert parce qu’elle avait les genoux de part et d’autre de mes épaules. Elle m’a douché le cou, la poitrine… C’était un très beau début d’histoire. Si l’on a en face quelqu’un de flamboyant, il faut avoir le même feu. On n’a pas le droit de tricher. C’est là où c’est divin.
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