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Les Interviews
Polyamoureuse et polycochonne…
Monja a 35 ans. Elle a rencontré Deenice il y a 16 ans. Ensemble, ils ont inventé un nouvel art du libertinage, le polyamour… Ils organisent aussi des soirées Sex Dream. Une fois par mois, des soirées privées coquines, sur invitation et avec mot de passe…
Piste 1

Le premier trio, c’était avec Deenice et Rémi, son meilleur ami…

On rentrait de nos vacances en Grèce. Un couple autrichien de l’hôtel nous avait dragués, mais il ne s’est rien passé. Donc on rentre, on raconte l’anecdote à Rémi, en disant que c’étaient sans doute des échangistes. Assez chauds tous les trois, on finit par faire un pari basé sur la question : Est-ce qu’une fille peut reconnaître le sexe de son compagnon par rapport à un sexe inconnu ? Me voilà les yeux bandés. J’ai très vite identifié le sexe que je connaissais et, par déduction, celui que je ne connaissais pas…



Le jeu s’est arrêté là ?

Non, on s’est retrouvés tous les trois au lit. Pendant neuf ans, on a formé un trio qui a très bien fonctionné, et pas seulement au niveau du sexe. On partageait des moments, on allait en week-end chez les parents de Rémi… Je ne voyais jamais Rémi seule, on ne se voyait qu’à trois. Au restaurant, c’était marrant. Les gens te regardent, ils se disent : Elle fait un bisou à l’un, elle fait un bisou à l’autre…

C’était un trio exclusif…

C’est pourquoi je le qualifie de trio à huis clos. Rémi n’était pas libertin, il n’avait pas d’autres rencontres pendant cette relation. Parfois il acceptait assez mal que Deenice et moi on fasse des rencontres en dehors de lui. Cette relation a duré neuf ans et s’est terminée lorsqu’il a rencontré une jeune femme qui n’était pas libertine non plus.

Piste 2

Ensuite ?

La fin de cette histoire, il y a trois ans, m’a permis de rebondir sur un autre type de rencontres, basées sur le sexe, dans la bonne humeur et la complicité, sans la relation sentimentale. J’ai découvert les clubs échangistes, que je ne connaissais pas. Les clubs, c’est bien, pour jouer la séduction. On allait exclusivement dans les soirées trio, ça nous permettait d’avoir une sexualité du type pluralité masculine. Deenice est candauliste, il aime me regarder avec d’autres, mais il participe aussi.



En club, il sait sur quel homme tu vas mettre la patte ?

Oui. Je suis assez soumise et il est dominateur. C’est lui qui gère les hommes présents autour de moi, c’est lui qui autorise tel homme à telle ou telle pratique avec moi… mais parce qu’il sait que c’est ce qui va me faire plaisir…

En trois ans, il s’est passé plein de choses…

J’ai rencontré Fred qui est devenue une très bonne amie. Lors de ma première sortie en club elle m’a fait découvrir la pluralité masculine. Elle pratique en soirées privées des gang-bangs organisés spécialement pour elle par un ami, Olivier. Il a une équipe d’une douzaine de garçons, certains plus présents que d’autres, et en fonction des demandes de couples, il organise un gang-bang sur mesure. Le premier que j’ai fait, c’était avec elle. On était deux filles.

Qu’est-ce que tu savais avant d’y aller ?

Absolument rien. Deenice m’a bandé les yeux. J’étais nue sous un grand manteau noir et il m’a emmenée sans me dire où. J’ai même pris la voiture avec les yeux bandés. En arrivant, il a ouvert mon manteau et m’a présentée à des hommes. Je ne sais pas combien ils étaient. Il n’y avait pas un seul bruit. Je ne savais pas si j’étais dans une chambre ou dans un salon, je ne savais pas ce qui allait arriver. L’inconnu absolu… mais c’est ce qui pimente la situation.



Piste 3

Il y en avait un meilleur que les autres ?

Il y en a un qui a retenu mon attention, mais je ne l’ai jamais vu. J’ai retiré mon bandeau seulement à l’extrême fin de la scène et certains hommes étaient déjà partis, entre autres celui-là.

C’était agréable de sentir ta copine jouir ?

Oui, il n’y a que le son. On n’a pas la vue, on n’a que l’ouïe, et chaque bruit entraîne un fantasme, une idée de ce qui peut se passer. J’en ai refait un autre peu de temps après, avec un autre organisateur. À Paris, on compte sur les doigts de la main les organisateurs de gang-bangs, et les couples qui les connaissent se refilent les tuyaux.

Avec ta copine Fred, tu n’es pas du tout bi…

Pas du tout. On partage ce goût de la pluralité masculine, on la pratique souvent ensemble, dans la même pièce ou le même coin câlin. Voir deux femmes complices qui se consacrent à une multiplicité d’hommes, ça crée une excitation supplémentaire pour les hommes présents. C’est très rare qu’une femme qui fait des gang-bangs apprécie la présence d’une autre femme. Moi je n’aime pas. Sauf avec Fred.

Un gang-bang réussi, c’est combien d’hommes ?

De cinq à dix. Moins de cinq, c’est une minipluralité.

L’intérêt du gang-bang, c’est d’avoir des partenaires fiables que tu connais bien, ou d’expérimenter des partenaires nouveaux ?

Lorsqu’il organise une soirée, Olivier invite les habitués du groupe, parce qu’il sait que ceux-là vont assurer, et des nouveaux pour changer un peu. Je ne veux jamais savoir qui sera présent. Je préfère avoir la surprise. Durant le trajet je ne sais pas ce qui m’attend.

Toujours Deenice te regarde ?

Je ne fais pas de gang-bang s’il n’est pas présent. J’ai besoin de son regard, de ses gestes… C’est aussi la situation de domination. Il m’offre, ensuite je reviens vers lui, je suis sa soumise.

Il y a une sorte de cérémonial au début d’un gang-bang…

Oui, c’est important de le faire avec des groupes habitués car ils savent mettre la femme ou le couple à l’aise. On est accueillis avec du champagne, des petits gâteaux, on discute, et ensuite ça se fait naturellement. Le leader du groupe sait comment faire démarrer la partie sexe. Ça commence là où on a pris la coupe de champagne, puis on est amenée vers le lit de façon très naturelle.

Piste 4

Deenice, en tant que candauliste, aime regarder…

Oui, mais il participe aussi lors du gang-bang. Et c’est encore plus intense quand on revient chez nous. On en parle en faisant l’amour. On revoit des scènes…

Combien de gang-bangs as-tu faits ?

Au rythme d’environ une fois par mois, en trois ans, ça fait une trentaine.

Cet organisateur, Olivier, c’est aussi ton chouchou… Vous pratiquez, Deenice et toi, quelque chose d’assez original qui s’appelle…

Le polyamour. On est un couple un peu atypique dans le milieu libertin car on est des polyamoureux. On a la faculté d’aimer simultanément plusieurs personnes. Avec Olivier, au fil de nos diverses rencontres, pas forcément en gang-bang, on s’est aperçus qu’on avait plus de choses en commun que seulement le sexe. On se rencontre de temps en temps à deux ou à trois, ou bien à quatre avec une amante de Deenice, pour des sorties resto, ciné… Je peux passer la soirée ou la nuit ou le week-end avec lui, comme Deenice peut partir avec une copine.



Qu’est-ce que tes chouchous ont de plus que les autres ?

Il n’y a pas que du sexe, il y a une vraie complicité. On ne se voit pas juste pour se coucher. On partage d’autres choses, on se confie des choses intimes de nos vies, en dehors du sexe. Je ne peux pas être polyamoureuse d’une multitude d’hommes simultanés. Je me limite à deux, Deenice et un autre.

Ils le vivent aussi bien ?

Ce n’est pas toujours évident. Peu d’hommes sont vraiment prêts à vivre une relation amoureuse ou sentimentale avec une femme mariée, dont le mari a aussi des amantes de son côté… alors que tout le monde se connaît. C’est ça qui est déstabilisant. Je connais toutes les amantes de Deenice, il en a quatre ou cinq.

Et vous partez en vacances à quatre…

Oui. Ça se passe très bien, tout le monde s’entend bien. Je précise qu’il n’y a pas d’aspect sexuel à quatre. Les combinaisons sont multiples mais pas totales.

Tu veux dire que vous partez à quatre et qu’il n’y a aucune chance que l’amoureuse de Deenice ait une relation de cul avec ton Olivier ?

On ne peut pas dire qu’il n’y a aucune chance. On ne part pas dans cet état d’esprit, ce n’est pas une recherche au départ, mais rien n’est impossible. On ne se ferme pas à une quelconque combinaison. Tout est possible sans être calculé.

Piste 5

Vous avez eu des moments de jalousie dans votre parcours ?

La jalousie est un sentiment qui m’est étranger. Il faut une confiance entière en l’autre.

Il arrive à Deenice de te faire des surprises ?

Très récemment, on voulait sortir en club, mais après dîner on a changé d’envies. Deenice me dit en sortant du resto : Je t’emmène quelque part. Je monte dans la voiture sans savoir où j’allais. Et il m’a emmenée au bois de Boulogne. On y allait assez fréquemment il y a dix ans, surtout à la porte Dauphine où il y avait beaucoup de couples échangistes ou d’hommes seuls à la recherche de couples. On se retrouve dans la fameuse rue des branleurs, qui longe l’ambassade de Russie. On fait un premier tour, il était tôt, il n’y avait pas beaucoup de gens. On arrive au grand boulevard. Au feu rouge, une très belle moto et un monsieur dessus, qui démarre à notre arrivése. Deenice, qui aime les motos, l’a repéré. Quelques échanges de regards, il nous suit. Autre feu rouge, il s’arrête à côté de la voiture. Ma tenue ne laissait aucun doute, j’avais juste un imperméable sous lequel j’étais nue, des bas et des talons. Deenice baisse la vitre de la voiture et dit au monsieur : Belle moto. Il nous répond : Belle dame. Nous voilà partis dans le bois à la recherche d’un coin tranquille. Nous avons passé à trois un agréable moment.



Tu es exhib ?

J’ai fait quelques exhibs, dont une, un soir, sur l’île de Puteaux. Deenice m’avait organisé une sortie imprévue. Sur l’île j’étais déjà à moitié nue sur mon manteau, il y avait quelques hommes seuls à attendre les couples. Il faisait très froid et il y avait un charmant jeune homme qu’on n’a pas laissé dehors…

Piste 6

C’est quoi ton dernier plan ?

Le motard, avec son bel engin. Une autre fois, Deenice a pris contact avec un homme sur un site de rencontre. Le critère de sélection c’est qu’il devait être TTBM, très très bien monté. Le scénario, c’est qu’il devait arriver, emprunter le passage et la petite entrée qui mène dans une pièce très cosy au sous-sol, là où on est en ce moment. Et on devait démarrer le trio immédiatement, sans discussion. J’aime bien ça.

Tu pratiques la double ?

Oui, les deux doubles. Anale-vaginale et double vaginale. La première, j’ai connu il y a très longtemps, lors de notre premier trio avec Rémi. La double vaginale, c’est récent, c’est avec mon groupe d’organisateurs favori.

Quand tu es avec plusieurs hommes, qu’est-ce qui t’excite le plus ?

Sentir monter leur désir et leur procurer du plaisir. C’est par là que passe mon propre plaisir. J’aime bien qu’on me jouisse dessus. Mon amie Frédérique, c’est ce qu’elle demande systématiquement aux hommes. Moi, j’aime la pénétration.

Est-ce qu’il y a un projet sous le coude ?

Celui qui me vient à l’idée, c’est pour nos prochaines vacances au Cap, entre le 8 et le 15 août. J’aimerais faire une mini-pluralité masculine sur une des plages libertines, le soir.

Tu te caresses toute seule ?

J’ai un gros jouet que j’utilise quelquefois quand je suis seule. Son utilisation, au départ, c’est pour le massage, mais je l’utilise en sex-toy. Ça me fait de l’effet, je le conseille…
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