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Les Interviews
La tigresse est lâchée !
Barbara a 38 ans, et elle vit avec son chéri depuis treize ans. C’est lui qui, ayant décelé chez elle un goût pour le sexe, l’a poussée à se lancer dans le plaisir à corps perdu… et sans lui. Depuis, elle a sa fiche sur un site de rencontres…


Piste 1

Lorsque tu regardes une fiche sur le site, qu’est-ce qui t’attire ?

Que les photos aient quelque chose d’authentique, qui raconte un univers, et que le texte dégage de l’érotisme. C’est une question d’ensemble qui me donne envie.

Avant de t’inscrire sur ce site, tu as rencontré un homme avec qui tu as eu une liaison pendant deux ans…

Mon chéri et moi, on cherchait quelqu’un qui pourrait correspondre à ce que je voulais : un homme marié, plus âgé que moi. Dans notre esprit, il s’agirait simplement d’une histoire de sexe. On l’a trouvé ensemble, mais une fois que le dialogue a été engagé, j’ai pris les commandes. J’ai dialogué via internet avec cet homme avant de le rencontrer. On s’est plu, il y avait déjà une certaine tension érotique dans nos discussions. On a bu un verre dans un café. J’aime bien fantasmer d’abord avant d’aborder la suite…

Vous étiez dans un rapport de fantasmes avec une dimension cul ?

C’était plutôt sur la gamme érotique car c’est quelqu’un d’un peu réservé. Il y a eu trois semaines de dialogue quotidien avant qu’on se rencontre.

Vous aviez fixé au départ un mode de fonctionnement ?

On n’a rien établi du tout. J’étais loin de penser que ça durerait aussi longtemps !

Piste 2

Tu rencontres cet homme et tu joues tout le jeu qu’implique une rencontre avec un amant, mais sans la culpabilité de tromper ton homme…

Ça permet la légèreté, comme si j’étais célibataire. Ça permet de se sentir libre, de se lâcher, d’embrasser mon amant dans la rue.



Après cette histoire, tu enchaînes les rencontres…

Je me suis inscrite sur le site et j’ai été contactée par un homme qui cherchait une relation sexuelle. C’était un artiste, ce qui m’a attirée. On a bu un verre chez lui. C’est la première fois que j’allais chez quelqu’un sans passer par la case café ! Dans nos dial, il y avait une attirance érotique très forte. Une espèce de frisson qui fait tout gonfler… avant et pendant. On a peu parlé, on s’est jetés l’un sur l’autre. La seule chose qu’on avait envie de faire, c’était de baiser. C’était volcanique, il avait un excellent jeu de langue. J’adorais sa façon de me lécher le sexe, d’écarter mes lèvres, d’y fourrer sa langue… J’aime bien les hommes gourmands… Ses mots, aussi, sa façon de me dire d’écarter très fort mes jambes pour être tout offerte à lui… C’était à l’image de ce qu’on pouvait s’écrire. Il y a une chose qu’il m’a fait découvrir, c’est deux doigts en même temps. Je n’aime pas en général qu’on me mette les doigts dans le sexe, mais il était si habile que je ne réalisais pas qu’il me faisait quelque chose que je n’avais jamais voulu.



Cet homme, tu l’as revu régulièrement ?

Au moins une fois par semaine. On passait parfois deux jours ensemble. On s’appelait, on se laissait des messages. Mais ça a fini par devenir sentimental pour lui et je me suis laissé prendre. On a dû couper court car la relation qu’on devait avoir par rapport à ce qui était prévu au départ nous a dépassés. Je n’avais plus envie de rencontrer d’autres hommes.

Piste 3

Vous êtes allés en club ensemble ?

On en a parlé, mais on ne l’a pas fait. Il n’aurait pas supporté de me voir avec un autre homme. Ce n’était plus une relation de libertinage, c’était devenu possessif.

Tu aurais aimé faire des choses avec lui et d’autres ?

Oui, mais comme je ne voulais pas le perdre, j’ai accepté ses conditions. Mais je commençais à trouver ça pénible.

Lorsque tu rentrais de week-end, tu racontais tout à ton homme ?

Pas tout. Il y a des choses que je gardais pour moi. Il le savait.

Ton homme a toujours voulu des compagnes comme toi ? Il a toujours fonctionné comme ça ?

Il l’a découvert avec moi. Ses autres femmes étaient plutôt classiques dans leur comportement sexuel.

Cette liaison avec ce numéro un a duré quatre mois…

Quatre mois intenses. C’était passionnel. La rupture intervient et m’ouvre à d’autres rencontres. Je reprends ma barque et je reprends ce qui était prévu : je rencontre des hommes. La tigresse est lâchée et va sur son terrain de chasse ! C’est là que j’ai rencontré mon numéro deux, mon pygmalion.

Tu peux me parler de lui ?

Je suis entrée en contact avec lui, on s’est donné rendez-vous dans un café. Je n’avais pas prévu qu’il se passerait quelque chose car il ne me plaisait pas particulièrement physiquement. Dans le café, il a commencé un jeu qui consistait à se poser des questions sur nos fantasmes. Ça permettait de situer les goûts et les désirs de chacun. Il était assez gourmand, il avait quelque chose de terrien, de puissant. Il y avait une rondelle de citron dans un verre. Il m’a dit : Montrez-moi votre sein. J’ai baissé la bretelle de mon soutien-gorge, et il a malaxé le citron sur mon téton. La sensation du mélange alcool-citron a fait darder mon mamelon. J’ai trouvé ça malicieux, décalé. Puis il a mis une olive dans ma bouche et a enfoncé son doigt, j’ai sucé son doigt, il avait l’air de trouver que je suçais bien. Il m’a dit : Je vous propose deux choses. Soit vous entrez dans le café d’à côté, vous vous mettez sur une chaise au comptoir, vous relevez votre robe de cuir pour que les hommes admirent vos longues jambes, et moi je les regarde vous regarder. Soit je photographie votre cul. Choisissez.



Tu as accepté la deuxième proposition ?

Oui. Je suis allée dans sa chambre d’hôtel. Il m’a donné sa clef, j’ai enlevé juste ma robe, je me suis retrouvée en soutien-gorge et bas. Je me suis mise dans une pose un peu cambrée. Il est entré, a dit que c’était fantastique. Il a pris des photos. Je n’étais pas encore dans l’acte, j’étais dans le visuel. C’était très plaisant de m’exhiber comme ça.

Piste 4

Ça ne s’est pas arrêté là ?

Non. Il a posé ses mains sur mon cul, j’ai fait onduler mon corps, l’invitant à continuer. Il l’a caressé, y a mis la bouche, il m’a bouffé le cul, comme on dit. Je l’ai laissé faire, j’étais à sa disposition pour ça. Pendant plus d’une demi-heure, il n’a fait que s’occuper de mon cul, avec sa langue, ses doigts. C’était très plaisant de n’être pas tout à fait dans l’acte sexuel complet, pas tout à fait dévêtue. Il m’a juste demandé si je voulais le sucer, je lui ai dit : Non, je ne suce jamais la première fois. Je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça, ça m’amusait de ne pas accepter. Il m’a dit : Vous vous réservez pour la prochaine fois…

Quand tu es rentrée chez toi, tu as pensé que tu pouvais le revoir…

Oui. Déjà, je savais qu’il avait envie de me revoir, et j’ai tout de suite senti quel rôle il voulait pour moi. C’était le jeu. J’aime bien ça…

Piste 5

C’est avec lui que tu as fait ton premier gang-bang…

Je lui avais dit que ça faisait partie de mes fantasmes. On s’est donné rendez-vous, il m’a bandé les yeux en plein Paris, m’a tenu la main pour me faire traverser la rue jusqu’à la voiture de l’organisateur. Il m’a dit : Tout le monde vous regarde. Là, on m’a mis une laisse autour du cou et on m’a emmenée dans un lieu où on m’a déshabillée.

Tu n’as pas eu de moment de doute ?

Non, c’est un jeu. Je me suis retrouvée en corset avec mes bottes et mes bas. On m’a installée sur un matelas, je sentais des présences autour de moi. Le maître de cérémonie a dit : Il faut l’honorer. Pas de double pénétration, pas d’éjaculation sur le visage. J’ai sucé cinq bites, certaines plus que d’autres.

Piste 6

Qui avait déterminé l’ordre ?

Le maître de cérémonie. Pendant que j’en suçais un, un autre me prenait en levrette avec beaucoup de force. J’en avais un dans la bouche, un dans la chatte. Le bouquet final, c’est quand ces hommes se sont branlés sur moi et ont éjaculé sur mes seins. Ils sont partis, je n’ai jamais vu quelle tête ils avaient.

Tu as cessé de voir ton Pygmalion et tu as maintenant un cheptel de quatre ou cinq amants…

Voilà. Je tourne autour d’eux. Avec chacun j’ai des petites variantes. Pour aller en club, j’appelle celui-là, si je veux un après-midi de baise de cinq à sept, j’appelle un autre. Ils ont des qualités différentes, mais ils ont en commun un subtil mélange de tendresse et de côté hard.

Ces hommes que tu revois, ils ont d’autres petites amies ?

Oui. Il y en a un qui aime bien me raconter lorsqu’il a un petit coup de cœur pour une de ses amantes.

Piste 8

Ton préféré, c’est Marc…

Oui, lors de mon inscription sur ce site, j’ai flashé sur lui. Je ne voulais personne d’autre que lui. Mais les choses ont fait que j’ai eu quelqu’un d’autre, mon numéro un. On a quasiment attendu quatre mois pour se voir, on a eu le temps de parler. C’est quelqu’un de sensible. Il a un parcours intéressant, j’aime bien sa vision du libertinage, on peut aller vers le plaisir. En plus, il est très beau, ce qui ne gâche rien…



Il se trouve que je connais un couple qui va rencontrer Marc bientôt. Tu as quelque chose à leur dire ?

Que Marc a beaucoup de feeling. Lorsqu’une femme est entre ses mains, il sait comprendre ce qu’elle préfère et l’exploiter de manière à l’amener au plaisir le plus intense. Il est à l’écoute du plaisir de sa partenaire et il est joueur. Elle peut s’attendre à de beaux moments.

Ça t’amusait l’idée de faire cette interview et de raconter tes délires ?

Oui, en quelques mois, j’ai vécu des tas d’expériences. J’ai été vite en besogne !

Tu te caresses souvent ?

Oui, le matin surtout. Au réveil, je me sens comme un chat. La nuit on est nourri d’un tas de désirs, et le matin…

Tu penses beaucoup au sexe ?

Tout le temps. Je pense surtout à l’érotisme qui m’amène au sexe.

Décris la façon dont tu es habillée…

J’ai un pantalon noir serré qui fait bien rebondir les fesses. Je suis grande, je fais 1,80 m, mais je porte toujours des talons, je trouve ça très féminin. Ce qui m’excite c’est d’avoir les jambes très écartées.
Cette rubrique est proposée en partenariat avec le magazine Couples.
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